Historique

 Chikara a une très longue histoire dans la région de l’Outaouais ; aussi, c’est à travers le judo et à Gatineau qu’elle a commencée. Voici la chronologie des événements énumérés par feu Ronald DESORMEAUX, un pionnier du judo dans la région de l’Outaouais et jadis un membre influent de Chikara :

1947. C’est Bernard Henri Gauthier qui fut le premier à donner des cours de judo (connu alors sous le pseudonyme « Ju-Jutsu ») à Gatineau. M. Gauthier avait étudié les arts d’autodéfense avec plusieurs professeurs « itinérants » japonais qui visitaient soit l’Université d’Ottawa ou l’ambassade japonaise (comme les maîtres Shimizu et Kamino). Il ouvrit le club de judo de Hull sous le nom « Kano Judo Club ». Il faisait des démonstrations un peu partout dans la région et donnait des cours au Pavillon de l’Association sportive et récréative de Gatineau (sur le boulevard Gréber), à l’Université d’Ottawa et à l’Association athlétique de l’Université d’Ottawa. Il enseignait plus particulièrement les techniques policières et l’autodéfense. Durant ses études universitaires à Toronto de 1948 à 1949, il revint avec un diplôme de ceinture noire deuxième dan signé du Maître Sasaki, l’un des grands pionniers du judo canadien. Il laissa la tâche de l’enseignement à ses collaborateurs les plus proches, dont messieurs Pierre Renaud, André Dubé, Roger Gauthier, Raymond Roch, Jeff Ethier, Roger Huneault, Pierre Taberly et Bernard Blais. Le judo régional se propagea dans les environs, tant au Québec qu’en Ontario. Ses collaborateurs enseignèrent au sein de salles provisoires, d’écoles variées et au sein de centres communautaires.

1951. La relève dans Gatineau fut prise en charge par Pierre Taberly et Bernard Blais qui s’installèrent dans le premier dojo privé qui vit le jour près de la compagnie C.I.P. (le dojo fut gracieusement offert par Monsieur P. Parker). Le sous-sol fut converti en salle d’entraînement où une vingtaine d’élèves y apprirent le judo (soit la méthode du Maître Kawaishi, dont Bernard Gauthier était le porte-étendard dans la région).

1960. Roger Gauthier négocia avec les élus de la ville de Gatineau et établi un premier dojo communautaire dans la salle des loisirs de l’association récréative (ou « RA ») de Gatineau ; salle qui sera par la suite aménagée dans le sous-sol de l’église St-Jean-Viennay et par la suite dans les salles de l’église St-René-Goupil.

1962. Ronald DEsormeaux devient le directeur technique du club de judo de Gatineau (appellation non officielle).

1969. Avec la nouvelle structure des loisirs de la ville de Gatineau, la salle de cours est déplacée dans le gymnase de l’École Lavictoire où une quarantaine d’élèves apprennent le judo en pratiquant sur des tapis de caoutchouc et de gymnastique. Les premiers tatamis de paille furent installés en 1970 et le nombre d’élèves atteignit alors la soixantaine.

1972.  Un nouveau local temporaire fut trouvé dans l’École St-René-Goupil et porte le nom officiel de Club de Judo de Gatineau. Ronald Desormeaux redevient le directeur technique après un séjour à l’étranger au sein des forces armées.

1975. Le club de judo de Gatineau est relogé en permanence dans le pavillon du parc Lavictoire avec ses tatamis et continue de desservir la population du grand Gatineau.

1977. Les sports d’hiver l’emportent et le dojo fut déménagé au sein de l’École des Draveurs, rue Maple.

1979-83. Le dojo est en attente d’une permanence, plusieurs déménagements suivirent : écoles primaires, secondaires, salles publiques, entrepôts, etc. Christian Lacroix s’ajoute à la direction et devient le bras-droit de Ronald Desormeaux.

1995. Le club de judo de Gatineau renouvelle une entente avec la ville de Gatineau. Le service des loisirs s’intéresse à la vocation sportive et sociale du club. Les membres du comité exécutif du club sous la direction de Simon Bolduc votent un nouveau nom : Club de Judo Chikara de Gatineau, ou « Chikara » dans son abréviation. Une nouvelle mission éducative est lancée sous le vocable « La voie souple par la force de caractère». Le Club s’installe en permanence sur la rue Saint-Louis.

1996. Ronald DEsormeaux passe la responsabilité du club à Christian Lacroix et son équipe exécutive. Monsieur DESORMEAUX exerce un nouveau rôle de conseiller technique.

[Note : les prochaines entrées chronologiques sont nouvelles et reflètent l’histoire récente de Chikara]

2009.  À la suite d’une avarie survenue au dojo de la rue Saint-Louis, Chikara doit encore déménager.

2009-2018. Le long passage à vide. Après plusieurs demandes infructueuses auprès de la ville de Gatineau afin d’être relogé au sein d’un nouveau local, la Ville de Gatineau, en lien avec sa nouvelle politique des sports et loisirs, informe Chikara que la fusion avec d’autres clubs est la seule option viable. L’exécutif du club accuse une fin de non-recevoir à cette solution. Les conséquences de ce refus forcent les judokas de Chikara à faire du « club hoping » en plus de louer des locaux au gré des années pour continuer la pratique de leur sport, et ce, sans jamais se perdre de vue.

2015. Décès de Ronald DÉSORMEAUX.

2018. Chikara se reloge en permanence à Chelsea au sein d’un sous-sol spécialement aménagé à des fins d’arts martiaux. Christian LACROIX demeure le directeur technique du volet « judo ». Le Club étend son offre de service au taekwon-do ainsi qu’au jiu-jitsu japonais. L’histoire continue.